DIMANCHE 1er AVRIL 2007
Istanbul
Le voyage s'est bien passé. Arrivée à istanbul
avec une heure de retard. Florent commençait
à s'inquiéter. La traversée d'Istanbul fut infernale:
des millions de voitures, trois heures pour arriver
où un couscous magnifique nous attendait. Très
belle soirée.
Le lendemain, visite du centre historique dans
la corne d'or. Sainte Sophie (personellement un
peu deçu), la mosquée bleue en face (personellement
trés belle). Pour finir, comme tout bon touriste,
nous nous sommes fait avoir au repas avec une addition
bien salée!
Le soir chez Hervé nous avons rencontré une partie
des 40 artistes du bivouac. Trés bonne ambiance
et découverte. Aujourd'hui chargement du matériel
et arrivée de Ralph.
À dans trois jours, après notre arrivée à Uchisar...
MERCREDI 4 AVRIL 2007
Départ d’Istanbul un peu
laborieux : levés à 5 heures
pour un départ
à 8 heures. Route normale pour un paysage
ressemblant (pour ceux qui connaissent) à la
Messeta espagnole : terre aride et non cultivée
des deux côtés.
Un léger incident survenu, mise en place d’un
déflecteur carton pour remplacer le verre cassé par
des visiteurs la nuit précédente.
Arrivée sous la fin d’une tempête
de neige dans un restaurant chauffé où nous
avons été accueillis par des artistes
déjà présents.
Après le repas, le responsable local nous a
offert un dernier verre dans un bar de nuit où nous
avons agréablement terminé la soirée
avec de la musique et des danses turques: accueil
très agréable…
Enfin dans le lieu du sejour !!! Un peu fatigués
pour apprécier la maison de notre hôte
d’ores et déjà très belle.
Le matin, surprise : Uchisar sous vingt centimètres
de neige et spectacle féerique.
À midi, tout avait disparu sauf le spectacle.
Une autre surprise : l’atelier d’artistes
en haut du village sur une placette surplombant une
vue assez exceptionnelle.
Dans notre prochain papier nous vous raconterons les
premiers pas des artistes ainsi que la maison.
DIMANCHE 8 AVRIL 2007
Déjà quatre jours que nous sommes
là. Une multitude de choses à raconter
que nous vous distillerons au fur et à mesure.
Comme promis on vous parle de la maison d’Hervé.
Vous avez vu les photos de cette terre trouée,
imaginez donc un pain de sucre de 10 mètres
de diamètre entièrement creusé avec
des salles toutes en arrondi. Ici pas d’angle
ni de ligne droite.
Peu de fenêtres, quelques trous pour de l’aération et
un peu de jour. Un véritable gruyère et labyrinthe, le tout couleur
terre ce qui donne l’impression de se perdre.
La partie côté rue est une construction traditionnelle faite de
blocs rectangulaires juxtaposés au millimètre, la roche pouvant
se travailler au couteau.
Dans ses avancées modernes les propriétaires ont installé les
commodités : bains, douches, wc, chauffage...
Cet ensemble donne une impression féerique, ajouté à cela
des terrasses avec des vues sur la Cappadoce plus belles les unes que les autres.
Si vous avez le courage de vous lever vers 7 heures du matin, 15 à 20
montgolfières
de toutes les couleurs vous nargueront à 50 ou 100 mètres du village,
on peut converser avec les passagers des nacelles pouvant aller de 4 a
24 passagers. Ces montgolfières me font penser que la prochaine
fois je vous parlerai des pigeons, de la création du lieu…
En ce qui concerne les artistes l’installation s’est plutôt
bien passée. Beaucoup de monde à l’atelier, une créativité débordante
et une ambiance d’enfer. Les photos vous traduiront mieux que les paroles
la densité du travail.
Aujourd’hui dimanche nous avons fait une promenade dans la vallée
blanche avec pique-nique qui fera l’objet d’un prochain courrier.
À bientôt. L ’Association.
JEUDI 12 AVRIL 2007
Les pigeons !!!
Une des grandes richesses de la région. Il y à 50 ans, ils furent
plus de 3 millions élevés dans les nombreuses vallées de
la Capadoce, dont la plus célèbre « la vallée
des pigeons ».
Les Turcs ne les mangeant pas en ramassaient la fiente par tonnes la faisaient
sécher et l’expédiaient dans le monde entier pour servir
d’engrais. Creusés par milliers à flanc de montagne, l’entrée
des pigeonniers est toujours ornée de dessins polychromes dont certains
sont de véritables œuvres d’art. Les paysans de cappadoce
pensent que les pigeons sont les seuls oiseaux à discerner les couleurs,
ces motifs décoratifs ont aussi pour but de les attirer. Voir les photos !
Le modernisme avec ses engrais chimiques à meilleur coût
a fait disparaître cette petite industrie locale. Actuellement, on
vient de réintroduire 5000 pigeons dans le but de développer la
culture des jardins biologiques.
Tout cet ensemble pigeonniers et habitats est le fait de bouleversements volcaniques.
La Cappadoce a été modelée par 3 gros volcans et de nombreux
petits. Une éruption globale a eu lieu déversant des millions de
tonnes de cendres en deux ou trois éruptions différentes, ce qui
explique les différentes couleurs. La dernière éruption
a déversée du basalte en certains endroits, elle a permis ainsi
a la mer de s’installer parmi ces cendres qui a eu comme effet la solidification
des retombées volcaniques : c’était la mer Anatolienne, qui
a disparu plus tard, faisant place au lac salé, puis l’érosion
de l’eau et du vent en ont fait ce que l’on peu voir aujourd’hui.On
rencontre alors dans le fond des vallées, des cônes, des colonnes,
des tours, des aiguilles qui peuvent atteindre 30 mêtres. Les cheminées
dites de fées, sont constituées d’une coiffe basaltique,
qui étant plus dure n’a pas subie l’érosion et donne
l’impression d’une grande colonne avec un chapeau .
Nous sommes allés dans la « vallée blanche » afin
d’admirer de plus près ce travail de la nature finissant par la « vallée
d’amour » vous comprendrez en regardant les photos (avec
pique-nique sympathique à l’arrivée).
La prochaine fois nous vous parlerons des artistes.
LUNDI 16 AVRIL 2007
Tout comme le château qui le surplombe, l’atelier
des artistes est troglodytique. De ses 1400 mètres
il domine la vallée d’une vue imprenable
sur les plateaux anatoliens.
Premiers contacts timorés avec le lieu, les
personnes, les langues. Èchanges de regards,
de paroles et de signes.
Chacun prend sa place dans un atelier qui devient
un espace de rencontre, d’émulation et
d’échanges créatifs.
En son centre le poêle à bois apporte
un supplément
de convivialité et de confort dans une Cappadoce
qui n’a pas quitté l’hiver...
JEUDI 19 AVRIL 2007
Tourisme : visite, pique-nique, danse.
Rendez-vous au Mouton Rouge (où nous avons été accueillis
très
chaleureusement dès notre arrivée) pour départ à 10
heures en vue de découvrir un site exceptionnel unique en Europe : les
villes souterraines.
Sept siècles avant Jésus Christ, les habitants de ces régions
creusèrent la terre pour se mettre à l’abri des invasions.
La ville de Derinkuyu que nous avons visitée pouvait recevoir 10000 personnes
pendant 6 mois sans sortir. Les animaux domestiques occupaient le premier étage.
La partie que nous avons visitée représente le tiers de ce qu’il
reste à équiper pour la visite ; elle descend jusqu'à 8
niveaux avec 52 puits d’aération, certains atteignant 85 mètres
de profondeur.
La vie à l’intérieur comportait évidemment les notions
de groupes : cuisine commune, salle à manger ainsi que les greniers et
les vinothèques (ils faisaient même leur vin).
Chaque étage était fermé par des portes constituées
de grosses roues en pierre d’environ un mètre de diamètre
et 30 centimètres d’épaisseur percées d’un trou
en leur centre qui servait à voir l'ennemi et le tuer d’un
coup de lance.
Ces portes ne pouvaient s’ouvrir que de l’intérieur.
Toute cette région comporte ce type de villes d’autant plus faciles à creuser
que le sous-sol est constitué de dépôts volcaniques. À l’intérieur
de ces villes, les chrétiens creuseront plus tard des églises
en forme de croix. Cette manière de vivre dans le noir et en milieu clos
est très étonnante et c’est avec un petit sentiment de soulagement
que nous sommes ressortis au soleil.
Pique-nique au bord d’un lac volcanique : le Nar Gölu. Eau
tiède et entouré de résurgences d’eau chaude et soufrée.
Moment agréable et nourriture traditionnelle : boulettes de viande grillées
et salade.
Vallée d’Ihlara avec une rivière qui coule au fond et des
jardins cultivés sur ses berges. D’anciennes habitations, de nombreuses églises
avec des fresques et monastères creusés sur les flancs avec une
particularité : des nécropoles à étages reliées
entre elles par des cheminées de 70 cms de diamètre et des escaliers
creusés dans les parois pour en faciliter l’accès.
Retour a Uchisar pour le repas du soir accompagné de musique traditionnelle.
Pour nous changer les oreilles, à 11 heures du soir (on était samedi),
boîte de nuit à Avanos. Un grand trou dans une paroi avec
beaucoup de lumières
et un bruit infernal à base de boum-boum et de nombreuses gesticulations
franco-turques.
La prochaine entrée : l'opinion de deux artistes, un Turc et un Français,
sur le ressenti de cette terre catholique et musulmane.
LUNDI 23 AVRIL 2007
Aujourd'hui, impressions de deux artistes, l'un Français,
l'autre Turc.
JEAN PIERRE LAURENÇON - Impressions
Turques - Texte en turc, cliquez ---> ICI
Je suis bien en Turquie
sur le plateau Anatolien, en Macédoine
non loin de la Mésopotamie, en Cappadoce
contrée
musulmane et laïque. Cependant, je sens vibrer
sous mes pieds la terre chrétienne. Tarse
n’est pas bien loin, la ville ou naquit St
Paul.
Le vieux peuple turc avec sa bonhomie, ses danses,
ses maisons et ses outils semble surgir de la nuit
des temps. Même cette langue s’étire
jusqu'au cœur.
Comment ne pas être ému, lors de cette
promenade dans la vallée d’Ihlara. Taraudée
par l’érosion, elle accueille et cache
dès le 6 ème siècle d’innombrables églises
taillées à même la roche. Les traces
et les signes laissées par ces hommes, s’immergent
parfaitement dans ce décor naturel.
Ces églises sont décorées de scènes pieuses,
elles déroulent devant nos yeux l’histoire sainte et offrent
de longs corridors labyrinthiques qui s’enfoncent dans la falaise. Les
gens vivaient là un rythme oublié et, commencèrent à bâtir à coup
de chapelles et de nécropoles la Chrétienté.
Du bord de la rivière, de petites
parcelles cultivées viennent lécher l’aplomb
de la falaise. À sa base, des cavités
creusées
dans la roche, dont l’entrée de l’une
est commandée par une porte inexistante. De
part et d’autre de cette ouverture, des saignées
profondes qui devaient accueillir une porte de pierre,
une fois en place elle ne devait pouvoir bouger que
de l’extérieur. Une tombe, probablement
la même que celle de Jésus de Nazareth.
Passant au pied du mont Taurus, je pense à St
Paul et Barnabé qui empruntèrent cette
route, pour aller évangéliser la région.
La petite chapelle d’Uchisar ouverte et vide,
mais en même temps pleine de toutes ces âmes,
offre au regard, des murs et des voûtes noires,
qui laissent à peine deviner les décorations
que le temps et le vandalisme n’ont pas épargné.
Surgissant de cette nuit, le visage de Marie dans toute
sa splendeur émerge et rayonne, magnifique.
Comme un écho, une parole toujours vivante,
inéluctable, apaisante, irrésistible.
Cet endroit a été vandalisé, il
n’en est que plus présent. J’y grave
avec une pierre une croix au fond dans l’emplacement
du saint sépulcre graphite, comme avant moi
ces chrétiens de la première heure et
je ressent la pertinence de la chrétienté et
sa permanence.
Cette expérience de rencontre et d’échange,
dans le respect, avec les artistes Turcs, n’est
elle pas aussi une façon de vouloir élargir
le monde, de le rendre plus humain qu’il n’est,
de donner priorité à l’ échange, à la
parole, qui seule donne une réalité a
notre condition humaine.
Ne serais-ce pas là une façon timorée
de continuer à faire vivre ce message de paix,
dans nos sociétés malades, et d’y
maintenir le verbe qui est la vie ?
TUNCA SUBASI -
YAVAS YAVAS ARKADAS (Doucement, doucement mon ami) - Texte en turc, cliquez ---> ICI
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Je
commence ma phrase en disant “yavas yavas" (doucement,
doucement) à tous mes amis artistes avec qui
j’ai travaillé dans le même atelier,
avec qui j’ai dormi dans la même chambre
et avec qui j’ai partagé le pain et le
vin en Cappadoce ; sans oublier bien sûr tous
les autres qui ont partagé avec nous les mêmes
rêves et la même lutte artistique. Je dis
encore “yavas yavas arkadas” au peuple
de Cappadoce et à ceux qui ont organisé cet
atelier.
Je veux plutôt parler des valeurs de partage
; des rêves globaux et des croyances innocentes.
Le matin où je suis venu en Cappadoce, la première
qui m’a dit bonjour avant tous les amis, c’était
la nature qui était d’une beauté surréaliste.
Cette nature avait enserré pendant des milliers
d’années chaque sorte de culture et de
croyance et elle les avait nourri à plusieurs
niveaux, protégé et sauvé de tous
les dangers.
Cette
nature fait sentir la peur d’inconnu ; ça fait comprendre le vide
et ça fait retourner à soi-même. Mais au bout de quelques
temps, elle créé face cette peur, avec toute sa finesse, par
un vent doux. Ici, vous êtes un héros. Vous pouvez vous appeler
comme vous voulez. Ici, vous comprenez que nous portons tous le même
nom et que nous avons pleuré tous par les mêmes peurs. J’ai
envie d’essuyer toutes les larmes en prononçant les mots “tolérance” et “respect”.
Moi, je suis venu à Uchisar d’Istanbul.
Je suis un de ceux qui s’enferment dans leurs
ateliers dans la ville de vingt millions de personnes
et de ceux qui n’arrivent pas à se séparer
des nuages de problèmes. Ma petite amie qui
me négligeait tout le temps, qui me manquait
même quand elle était à côté de
moi... Je n’avais pas compris qu’elle allait
me quitter. Je suis venu à Uchisar et
nous nous sommes réunis encore une fois ; les
amis ici nous ont mis encore ensemble. Nous avons fêté tous
les soirs notre amour qui continue. Je croyais que
j’étais seul, mais j’ai vu que tous
mes amis ici s’embrassaient pour la première
fois.
Maintenant
je pense à tous ces millions de gens qui oublient cet amour. Les millions
de gens qui détruisent la nature et qui sont en rupture avec eux-mêmes.
Les millions de gens qui créent pour eux-mêmes des millions d’ennemis
et qui les nourrissent avec la haine et la peur. J’ai toujours l’espoir
que la nature continue à nous enserrer pour qu’on puisse sentir
l’amour, l’éternité et la chaleur humaine.
La
Cappadoce est ornée des statues des valeurs oubliées. Nous nous
sommes mis à genoux devant le talent de sculpture des dieux et de la
nature.
Et “yavas
yavas arkadas”… Je ne veux pas que le temps que nous avons passé ici
se termine. Nous avons voulu changer toutes les réalités et enlever
les frontières d’un coup. Même si on ne parlait pas le même
langage, on s’est rapproché avec toutes nos intimitées.
Personne n’a voulu quitter la place. Quand même, je sais que malgré tout,
nous sommes arrivés à changer des choses. La terre en est témoin.
Nous allons continuer à partager la même nature, la même
mère.
Mais YAVAS YAVAS ARKADAS...
Tunca Subasi
MERCREDI 25 AVRIL 2007
Uchisar vendredi, samedi, dimanche et lundi.
Exposition du travail des artistes. La mise en place
des œuvres avait été réalisée
le vendredi dans deux lieux : « Le
Château » et l’atelier.
La municipalité nous avait offert un méchoui
de deux moutons et les responsables municipaux étaient
présents à nos côtés, à cette
occasion la table avait été mise dans
l’atelier des artistes. La soirée s’est
terminée en musique et fort tôt le matin.
Samedi matin à 10 heures, le conseil municipal
au grand complet était autour d’une table
devant « Le Château » dans
l’attente du général commandant
la région et surtout du préfet qui est
arrivé décontracté en jogging.
La visite de l’exposition s’est faite avec
sa cour classique pour un tel personnage ; après
leur départ les officiels locaux ont pris le
thé au soleil. Le samedi s’est terminé par
la vente de trois dessins.
Le dimanche un petit incident a émaillé cette
journée : Jean Pierre était de permanence
quand il a vu arriver trois lurons soûls dont
un plus que les autres et qui a cassé sans que
l’on puisse intervenir deux sculptures. Évidemment,
après un tel acte les personnes concernées
se sont égaillées dans la nature. Intervention
des gendarmes, du maire deux heures de discussions.
Le casseur finalement interpellé dans le village a écopé d’une
nuit au poste, d’une amende pour ivresse et d’un
mois de travaux d’intérêt général.
Le lundi fête des enfants dans toute la Turquie :
drapeaux, défilé et fanfare sur la place
du marché avec les femmes d’un côté et
les hommes de l’autre .
Le mardi démontage de l’exposition et
aujourd’hui départ pour Istanbul.
À bientôt à Istanbul.
DIMANCHE 29 AVRIL 2007
Istanbul
Voyage sans surprises, nous d’un côté, les œuvres
de l’autre, dans un camion de légumes.
Le lendemain matin contrôle des œuvres et tension des cadres.
Première
vision de l’exposition, soirée arrosée chez Hervé, et le
lendemain départ de Ralph pour l’Allemagne.
L’après-midi visite du grand bazar (15 ème siècle),
peut être
1000 a 2000 bijouteries, 4000 échoppes côte à côte,
le tout ruisselant d’or et de pierres. Tout est bien propre rien
à voir avec un souk .
Après le grand bazar visite de la vielle citerne d’Istanbul construite
par Constantin, pour remplir cette citerne un aqueduc en bois de 12 kms
amenait l’eau d’une rivière au centre de la ville en face
Sainte Sophie.
Imaginez une cathédrale faite de 336 colonnes à chapiteaux corinthiens
de neuf mètres de haut et 70 centimètres de diamètre, chaque
colonne étant séparée de l’autre par une arche d’environ
8 mètres. À l’époque, il y avait 4 mètres d’eau
et maintenant 30 centimètres avec beaucoup de carpes et de pièces
de monnaies porte bonheur tapissant le fond.
Topkapi
Le palais extérieur n’est pas intéressant, il date de 1475.
À l’intérieur,
des tapis de toutes sortes tissés de fils d’or et d’argent,
mais le plus exceptionnel reste la collection de bijoux où l’on
peut admirer des émeraudes de 5 cm de diamètre d’une belle
transparence et d’une grande beauté et cela en quantité ;
des rubis un peu moins gros et en plus petit nombre, un diamant énorme
ainsi que des objets usuels: lampes, candélabres, trônes. Puis la
galerie de portrait peints de tous les sultans de 1200 à 1922 avec une tendance
a ne régner que 7 à 8ans.
Retour en bateau sur le Bosphore, samedi et dimanche mise en place de l’exposition
avec grand couscous pour 40 personnes invitées. Lundi ouverture
de l’expo, mardi vernissage, mercredi décrochage.
La prochaine fois je vous parlerai du vernissage.
VENDREDI 4 MAI 2007
Dimanche, accrochage de l’exposition.
Lundi, ouverture de l’exposition.
Mardi, le vernissage était prévu, mais à cause des évènements
qui se sont passés à Istanbul, il a été reporté à
mercredi.
Mercredi, inauguration à 19 heures avec énormément de monde,
très
bonne ambiance jusqu'à 21:30 heures ; puis repas dans un café populaire
et retour à la maison.
Hier, décrochage de l’exposition et stockage des œuvres chez
Hervé.
Soirée cool.
Aujourd’hui vendredi, promenade en bateau jusqu'à un très
petit village en Asie mineure, repas dans un cadre idyllique agrémenté d’une
nourriture très bonne pour la première fois. Ce soir nous
sommes invités à manger des sushis pour la soirée d’adieu
et le sentiment est que nous ne nous coucherons pas avant le départ
pour l’aéroport
à 4h du matin. Demain direction Milan où nous attendons 5 à 6
heures, et direction Toulouse où nous arriverons à 14h45 .
Fin de notre séjour en Turquie, nous donnons
à tous nos lecteurs un grand bonjour et à bientôt
à Saint Henri.
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